Malgré le temps relativement douteux nous sommes 10 optimistes à   partir vers la petite ville de Virieu point de départ de la randonnée. Nous retrouvons Babette qui nous attend sur le parking de la poste. Le ciel est couvert avec quelques rayons de soleil. La ballade débute par une petite route goudronnée qui longe une halle et quelques maisons anciennes dans le style de la Bièvre, avec leurs grands toits à 45°. Une magnifique porte cloutée orne une des façades. Nous poursuivons jusqu’à la maison de retraite mais aucun  de nous n’éprouve encore le besoin de prendre rendez-vous.

Bientôt un chemin herbeux remplace le goudron, et aboutit dans une clairière avec une vue saisissante sur le château de Pupetières, château détruit à la révolution et reconstruit par Viollet –Leduc dans le style néogothique. Il est toujours habité par la famille de Virieu. Une grande cour intérieure défendue par un portail, laisse apparaitre la façade en mélange de brique de pierre et de galet et les tours  couronnées de tuiles écailles vernissées. Autour du château, un chemin d’eau alimenté par une petite cascade concourt à donner une atmosphère bucolique au paysage.

Le chemin devient un peu plus raide et monte à la croix du Moine Mort, point culminant de notre périple. Un amoncellement de troncs de frênes nous fournit des bancs pour le pique-nique. Chacun se dispose à sa convenance pour déguster les grands crus de côtes du Rhône et Bordeaux proposés par Michel et José. Nane étant absente nous n’aurons point de café, mais nous sommes consolés par les douceurs dispensées par les uns et les autres.

Puis de hameaux en hameaux nous rejoignons tranquillement la route et le village en même temps que les premières gouttes de pluie. Babette nous quitte alors, pendant que le reste du groupe  se dirige vers le château pour une visite programmée.

Ont participé à cette sortie : Anne-Marie, Tina, Magali, Mireille, Maryse, Julia, Babette, Michel, José, Eddie et

JPP

Le Château : Simple motte castrale au début du XIe siècle, le château de terre primitif devient une construction maçonnée quelques décennies plus tard sous Wilfrid de Virieu.

En 1220, il passe par mariage à la maison de Clermont et y demeure pendant sept générations. Antoine de Clermont-Tonnerre vend le château en 1573 à Artus Prunier de Saint-André, premier président au Parlement de Grenoble. Il est agrandi et transformé par les propriétaires successifs sans en altérer l’ensemble qui reste parfaitement harmonieux.

En 1622, Louis XIII séjourne au château et laisse ses canons, dits « de montagne », pris sans doute au siège de Montpellier. On les admire encore aujourd’hui, alignés sous chaque arcade de la galerie de la cour intérieure.

En 1874, le comte de Saint-Ferréol, dernier descendant des Prunier (possesseur du château d’Uriage et la quasi-totalité des terres d’Uriage à Chamrousse), vend le château à Alphonse de Virieu, descendant d’une des lignées du premier propriétaire. Il subit entre 1924 et 1928 une importante restauration. Pour cela, Henri marquis de Virieu vendra son château de Brangues à Paul Claudel, et confiera les travaux à l’architecte Sainte Marie Perrin, propre frère de Mme Claudel.

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