Carte : IGN TOP25 3633 ET

 Altitude départ : 2027m

  Arrivée (point le plus haut) : 3425m

 Dénivelé : 1500m

 C’est à 13h, après avoir bu le café offert par Maryse,  que nous partons dans la Ferrari rouge pompier de Babette. Après 2 h de route nous arrivons à Bonneval-sur-Arc. Nous prenons la route étroite qui longe l’Arc jusqu’au hameau de l’Ecot. Jean Pierre vérifie que nous ayons tous notre matériel. Sacs sur le dos, nous empruntons l’agréable sentier qui monte au refuge des Evettes (2590m). Après 2h et avoir franchi quelques névés nous arrivons au refuge. Une fois quittées nos chaussures et déposé le matériel dans les casiers, nous profitons du panorama allongés au soleil dans les chaises longues de la terrasse. Devant nous se dresse le Mont Séti (3153m) que nous contournerons demain, le glacier des Evettes que dominent La Petite Ciamarella (3534m) et l’Albaron (3637m). A 19h c’est un repas végétarien qui nous est servi par les sympathiques gardiens Janie et Pierre. Une dernière vérification du matériel et réglage des baudriers et nous plongeons sous les couettes.

A 3h30 Jean Pierre nous réveille. Après le petit déjeuner nous nous équipons, baudrier à la ceinture et casque sur la tête. Nous commençons par descendre par un sentier qui passe entre les rochers et traverse des névés. Nous traversons un étroit pont de pierre (2499m). Nous progressons en suivant les cairns. Ce n’est pas très facile. Il reste beaucoup de neige et nous nous enfonçons parfois jusqu’à la taille. Le jour se lève ; le soleil commence à éclairer les sommets. Après être passés sous le Mont Seti, nous prenons pied sur le Glacier du Grand Méan (2832m). Nous chaussons les crampons. Le « chef » désigne les 2 cordées. Jean Paul et Martine sur une corde et Jean Pierre et Babette sur l’autre. A chacune de ces cordées, il est accroché un boulet pour les ralentir. Il est 6h, nous voilà partis sur le Glacier en direction du Col de la Disgrâce.

 L’altitude commence à se faire sentir. Danièle sort sa bouteille d’eau pour boire et la laisse échapper ; elle dévale le glacier et disparait. Vers 3150 m Jean Pierre prend à gauche, droit dans le pentu. Il taille des marches dans la neige dure et comme nous sommes encordés très court, ses crampons passent vraiment près de mon nez. La pente se fait moins raide mais je n’en peux plus et le moral à zéro, je décide de ne pas aller plus loin. Il est 8h30 ; Danièle moins fatiguée se sacrifie pour ne pas me laisser seul. Nos compagnons nous creusent un fauteuil dans la neige. Ainsi allégées, les cordées atteignent en 15 minutes le sommet de la Pointe Francesetti (3425m).

A 9h les voilà de retour. Après les photos, il faut prendre le chemin du retour. Il commence à faire chaud, il ne faut pas trainer car plus bas après le glacier, la neige va ramollir et ne nous portera plus. Nous passons la partie très inclinée en désescalade. Je n’en mène pas large. Nous retrouvons enfin le glacier. Jean Paul aperçoit la bouteille de Danièle  un peu plus loin. La cordée fait un détour pour la récupérer. Arrivés à la moraine qui émerge de la neige (2900m), nous nous désencordons et nous quittons les crampons. Nous cassons la croûte puis nous voilà repartis, un peu chacun pour soi, tantôt sur les rochers tantôt sur la neige qui ramollit et où l’on s’enfonce presque à chaque pas. Nous finissons par arriver au joli pont romain d’où l’on peut admirer, maintenant qu’il fait jour, la cascade de la Reculaz qui s’engouffre dans l’étroite  gorge du même nom. Il reste 100m à regrimper pour arriver au refuge où je m’écroule sur une chaise longue. Quelques friandises et une pression bien fraiche ont vite fait de me ranimer. Nous réglons l’hébergement et remercions nos hôtes et il ne nous reste plus qu’à dévaler les 550m de sentier pour retrouver la voiture. C’est sous un soleil de plomb que nous retrouvons, après 2 heures de route, les bouchons de Grenoble. Il va y avoir des personnes en retard au CA de l’Alpes-club ce soir.

      Merci à Jean Pierre de nous avoir encore fait vivre des moments inoubliables dans des décors grandioses et surtout de m’avoir supporté. Merci aussi à mes compagnons pour leur bonne humeur et leurs encouragements.

Daniel

 

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