Jeudi matin, 5 mai,  le temps s’annonce au beau pour le week-end, 7h30 tout le monde est là, nous pouvons donc nous élancer pour ce long week-end. l’autoroute nous conduira à Oyonnax, puis il nous reste environ 25km de route pour rejoindre le départ de la balade prévue.

Le téléphone chauffe un peu, heureusement il y a du réseau, mais personne n’est perdu, juste quelque confirmation à propos d’un bassin rond ou rectangulaire voire octogonal! on est à l’heure.
Le temps de s’équiper, et nous partons à l’attaque de la Roche Blanche, alors que Maryse et Jean Pierre visent les cascades du Flumen.
La pente est raide, la sente monte droit sur l’arête. Puis ça se redresse encore et ça devient très difficile, notamment pour Andrée, aussi Nanou choisit de rebrousser chemin pour l’accompagner dans la descente.
Le reste de la troupe poursuit et l’on atteint le sommet vers 12h30, nous pique niquons là. La vue sur la vallée du Flumen est superbe.
Il est 13h30, l’heure de repartir ; pour rejoindre notre point de départ nous emprunterons un long morceau de la route du col de la Faucille, j’ai raté le départ du sentier, tant pis, cela nous permettra de voir la belle cascade du Chapeau de Gendarme, puis nous passons au Saut du Chien, avant de quitter cette route où les motards s’en donnent à cœur joie dans tous ces lacets.
Simone s’aperçoit au regroupement avant d’abandonner la route, qu’elle a oublié son gilet en contemplant la cascade, environ 1km plus haut ; avec Daniel, nous remontons en « marche rapide » vers la cascade, mais nous ne trouvons rien, sans doute a t il plu, et fait l’affaire de quelque touriste. Heureusement elle ne l’aimait pas !
Nous plongeons alors, et le terme est juste, sur le sentier là encore très « raide » qui va nous conduire vers les superbes cascades du Flumen 400m pus bas, de grosses quantités d’eau jaillissent de la roche en plusieurs points.
Une bien belle boucle réalisée, nous prenons alors la direction du Gîte une vingtaine de kilomètres au sud, et l’atteignons vers 17h30, nous nous installons, Un autre groupe ,des Nord Isérois aussi, occupe une partie du gîte.
Après avoir trinqué sur la terrasse, au soleil, nous allons nous préparer en attendant le repas qui est servi vers 20h dans une salle à manger un peu bruyante, il sera typique : de la chèvre salée, puis des fromages du Jura, (comté, morbier, Gex) le tout arrosé de vin rouge d’Arbois.
L’heure est maintenant venue d’aller se reposer, demain nous irons au Crêt de la Neige.

7h15  petit déjeuner copieux, journée annoncée sans nuage, Andrée, Denise et Maryse restent au gîte, nous prenons vers 8h la direction de Lélex via Mijoux, distant de 25km environ, nous commençons à grimper à 9h. La pente est douce sur une piste qui nous conduit d’abord au refuge du Ratou, puis au refuge de la Loge, nous sommes alors vers 1400m, la neige à partir d’ici demeure, en de nombreuses plaques rapprochées.
Nous atteignons sans encombre l’arête du « Grand Crêt » et découvrons un panorama à couper le souffle (si ça ne l’était déjà fait par la montée) : à nos pieds le lac Léman avec le jet d’eau de Genève et comme toile de fond la chaîne enneigée des Alpes sur une longueur démesurée, sa majesté le Mont Blanc trônant au centre du tableau. Nous habituant peu à peu à cette féerie, nous cheminons en « montagne russe » sur l’arête vers le Crêt de la Neige, premier but de la journée que nous atteignons vers 12h30. Nous décidons, malgré les réticences de certains, de casse croûter là.
Après s’être bien restaurés, nous repartons toujours en « montagne russe » pour atteindre notre deuxième but de la journée : Le Reculet.
En chemin nous croisons le départ du sentier par lequel j’ai prévu de descendre, mais déception, nous ne pourrons pas l’emprunter, il est interdit car traversant une « Zone de quiétude de la faune sauvage », il nous faut donc trouver un plan B, la carte nous apporte une réponse, cependant il faudra faire 2,5km de route goudronnée pour rejoindre les voitures tant pis.
Nous poursuivons donc et atteignons notre but après avoir grimpé les quelques 75m qui nous séparent de la cime du Reculet et son immense croix.
Le spectacle est toujours aussi époustouflant sur la chaîne Alpine, la plaine du Rhône, et le lac du Léman.
Après nous être bien rempli les yeux de ce merveilleux tableau en tentant d’identifier les différents sommets de la chaîne, nous entamons notre descente, celle ci est d’abord douce, nous croisons un groupe très étiré d’une vingtaine de jeunes, lourdement chargés, qui montent bivouaquer là haut ; l’explication de cet étirement du groupe va arriver très vite : la pente s’accentue très, très fortement et ce jusqu’au bas où nous rejoignons la route goudronnée.
Après un regroupement des troupes nous prenons d’un bon pas la direction du parking, pressés d’en finir de cette route ; à l’entrée de Lélex un bar avec terrasse est le bienvenu, nous nous installons et attendrons là plus d’un bon quart d’heure avant de constater que personne ne vient prendre les commandes, nous repartons donc assoiffés, et finalement c’est à Mijoux que nous trinquerons à cette bien belle balade.
Nous regagnons le gîte vers 17h30 où nous retrouverons Andrée, Denise et Maryse qui ont aussi marché un peu, jusqu’aux Trois Cheminées, lieu dit de Bellecombe.
Nous prendrons comme apéritif un « Savagnin », vin blanc d’Arbois typique du Jura. Le repas ce soir sera encore une spécialité Jurassienne : de la langue de bœuf salée et gratin au fromage.

Samedi matin, le temps s’annonce toujours beau, aujourd’hui nous irons au Crêt de Chalam. Nous partons à pied du gîte à 8h sur la GTV (Grande traversée du Jura) Maryse et Jean Pierre nous rejoindront en voiture à la Borne au Lion
Par des pistes sans grande dénivelée, avec beaucoup de vues sur les Crêtes que nous avons parcourues hier, et en point d’orgue le Reculet facilement reconnaissable avec sa gigantesque croix,.
nous atteignons le pied du Crêt du Merle, que nous grimperons sans coup férir, et pourrons alors parcourir du regard les 360 degrés qu’il nous offre.
Descendant du Crêt,par une autre sente  nous récupérons la piste et gagnons la Borne au Lion où nous attendent Andrée, Denise, et Simone, qui ne nous ont pas accompagnés au Crêt du Merle. Maryse et Jean Pierre ont pris de l’avance et sont déjà partis pour le Crêt de Chalam.
Après avoir visité un peu ce haut lieu de l’histoire :
– Refuge des maquisards, et Poste de commandement du colonel Romans-Petit en 1944,
En même temps qu’un haut lieu historique :
– La borne au Lion alias la borne des Trois Empires, est une frontière entre la Franche Comté, le Bugey et le duché de Savoie en 1612, frontière précisée par le traité d’Auxone.
Nous partons en direction du Crêt, beaucoup de plaques de neige sur le sentier en forêt et à l’ouest et pas mal de boue aussi, cependant nous arrivons rapidement sur une « épaule » au beau milieu d’un champ de jonquilles, avant d’atteindre par une dernière, courte et raide ascension le Crêt de Chalam.
Là encore le panorama est splendide. Nous prenons le casse croûte au sommet, et nous nous autorisons seulement une courte récupération.
Une route côté sud dessert un parking tout près de ce belvédère, de ce fait beaucoup de monde parvient au sommet.
Nous choisissons de partir et empruntons le sentier côté nord, là encore c’est très raide, ainsi que très boueux ; c’est donc avec beaucoup de précautions que nous rejoignons le col de l’Encoche, la suite jusqu’à la Borne au Lion est sans histoire.
Maryse et Jean Pierre retrouvent la voiture et emmènent Andrée et Denise ; pour nous il ne reste que  quelques 5 ou 6 kilomètres que nous parcourons tranquillement, au travers des prairies et des bois, pour rejoindre le gîte.
En arrivant un petit rafraîchissement sur la terrasse, tout en commentant la journée, sera le bienvenu, puis ce sera la mise au propre des effectifs avant d’aller rejoindre la salle du repas.
Ce soir encore au menu une nouvelle spécialité Jurassienne nous attend : poulet au vin d’Arbois.

Aujourd’hui dimanche, le temps ce matin est encore splendide, cependant une amie météorologue d’un membre du groupe prédit la pluie à 14h, ce qui nous laisse sereins, ayant prévu de revenir pique niquer au gîte.
Nous partons à 8h encore, direction le lac de l’Embouteilleux, à travers des bois, un peu de route, nous découvrons alors ce lac au fond de son écrin bucolique.
Nous suivons maintenant un agréable vallon au beau milieu des champs de jonquilles ; certaine, dont je tairai le nom, ne résiste pas à l’envie d’en couper un bouquet qui prolongera le week-end, et continuant, tantôt sur une piste, tantôt à travers champs nous rejoindrons les Moussières que nous traversons pour retrouver Maryse et Jean Pierre au rendez vous fixé, devant la Fromagerie du Haut Jura.
Ici chacun fera ses provisions de fromages régionaux, puis la totalité du groupe repart en direction de la Dalue par la seule et courte grimpette du jour, de magnifiques panoramas champêtres s’offrent là encore, à notre vue.
Les nuages vont et viennent dans le ciel mais toujours rien d’inquiétant, surtout pas de pluie!
Il est environ 12h45 lorsque nous arrivons au gîte, et nous nous installons pour casser la croûte sur la terrasse.
Il est à peine 14h lorsque nous prenons la route du retour, nous aurons donc échappé à l’averse !
C’était un excellent séjour, accueillis dans un sympathique gîte où nous avons découvert les spécialités Jurassiennes solides et liquides.
Un temps splendide nous a accompagnés tout au long de nos belles balades à caractères variés.
Les participants : Andrée, Annie, Danièle, Denise, Françoise, Magali, Martine, Maryse, Nanou, Simone, Tina, Alain, Daniel, Jean Pierre et moi même.
Pierre

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