C’est sûr qu’à huit heures,  la pluie battante n’incite pas à l’euphorie pour cette sortie dominicale. Néanmoins, malgré un abandon de dernière minute, six  participants courageux sont présents  et c’est  donc avec optimisme que nous rejoignons le petit village d’Izeron au pied des contreforts du Vercors. Babette est déjà sur place, belle comme son nouveau camion rouge vif ! L’itinéraire part directement du village et nous constatons avec satisfaction que de grands pans de ciel bleu se frayent un passage au travers des nuages.

 

Le chemin forestier monte franchement à travers les hêtres et les frênes  du bois de  Cartelet. Les nuages sont déjà revenus en masse, noirs et menaçant et nous essuyons un premier  orage de grésil qui heureusement ne dure que quelques minutes. A 950m  la prairie de Bellonière  est illuminée par un rayon de soleil nous laissant espérer une amélioration du temps. Au hameau des Charmettes nous empruntons un chemin de traverse peu parcouru qui n’en finit pas de se perdre dans les herbes trempées puis dans des sous-bois boueux et raides, encombrés d’amoncellement de branchages. On entend vaguement grommeler Nane qui craint pour son bras convalescent. Enfin un petit col nous permet de prendre pied sur l’immense prairie de Gontier, ou une nouvelle incursion du soleil nous invite à faire la pause déjeuner, bien installés sur des rochers. Les ingrédients habituels des sorties, chocolat, gâteaux, café, genépi, contribuent à nous faire oublier la température plus que fraiche, il doit faire 2°, nous somme à 1150m.

 

Les crêtes allant du signal de Gontier à la Lunette des Coulmes  sont dans le brouillard et leur parcours rajouterait 3 à 4 km sur la rando. Nous décidons raisonnablement de redescendre non sans avoir prélevé quelques pissenlits arrachés à la glaise. Sous une seconde averse de  grésil nous prenons un chemin escarpé et glissant , et des carrefours de sentiers peu clairs (merci GPS)qui  nous ramènent sur le centre d’études tibétaines de Montchardon ou les stupas et autres chorten d’un blanc immaculé, tranchent sur le paysage environnant. Par précaution nous tournons un moulin à prières dans l’espoir que la suite de la descente se passe sous de bons auspices, et le sentier toujours aussi raide nous permet de rejoindre Izeron.

 

Le pot de l’amitié est pris à la fête du village ou certains trouvent  l’opportunité de leur repas du soir avec les restes de la paella du jour. Ont participé à cette magnifique randonnée  de 1050 m de D+ et 16 km : Babette, Danièle, Martine, Nane, Nicole, Tina, Jean-Paul, et

 

JPP

 

 

 

 

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