Démarrant vers les 9 h de Pont Raja, nous prenons immédiatement un chemin assez raide qui grimpe à travers les bois, puis rejoint un ensemble de  routes plus ou moins carrossables, emprunte à l’occasion un sentier indéfini, et de rayons de soleil en gouttes de pluie nous dépose à la cabane des Carriers. Nous faisons une pause-regroupement devant un feu allumé par des chasseurs et qui achève de se consumer, avant de rejoindre un bon sentier qui serpente à travers les sapins. Une trentaine de lacets plus tard nous débouchons sur les pâturages trempés du colon, et la cabane du même nom. La cabane est petite, fermée car réservée au berger, et il faut nous résoudre à déjeuner assis çà et là autour de la porte, au milieu des flaques d’urines et autre crottes de moutons. Le brouillard nous recouvre de son humidité glaciale, quelques randonneurs hagards surgissent de la brume et nous regardent sournoisement enviant notre place. Heureusement, Alléluia, Daniel sort de son sac tel le saint Graal, une bouteille contenant un liquide rubis qui a le pouvoir de nous revigorer. Nane ne voulant pas être en reste complète ce don par une thermos de café. Dopés par ces ingrédients prestigieux nous nous précipitons dans la descente pour rejoindre au plus vite le « spécialiste », « le maitre », le « Gourou » qui va nous dispenser son savoir sur les sources de la Dhuy  qui abreuvent de leur eau miraculeuse les heureux et privilégiés habitants d’une infime partie du Grésivaudan.

Je ne m’étendrais pas sur certaines lacunes et  incompréhensions qui ont perturbé notre  programme, il suffit de savoir que c’est autour d’une table et devant un verre de bière et autre rafraichissement que Michel a enfin pu nous instruire sur le parcours de l’O de la Dhuy.

PS : Deux ambassadeurs américains,  Pimprenelle et Corentin ont exprimé le plaisir qu’ils ont eu à participer à cette randonnée. Ils ont apprécié l’accueil, les chocolats et nougats et ont aussi été impressionnés par la forme physique des participants. Leurs seules réserves s’adressent aux organisateurs qui n’ont pas prévu un temps excellent, ont eu quelques problèmes dans la gestion des points de rencontre et dans la communication par téléphone !

Histoire d’O  02 Juillet 2017

Tout d’abord un grand merci à Jean Pierre qui a bien voulu, du fait de mon « incapacité » actuelle assurer l’encadrement de la sortie randonnée.

Un grand merci aussi à tous ceux qui ont participé à cette sortie :

  1. P Pelloux, Planchon F. et C., Nane, Martine, Simone, Pierrette, Françoise et Daniel, Agnès, Claude, Babette, Nicole et mes deux « petits américains » Pimprenelle et Corentin pour la randonnée du matin.

Alain Chabert, Laurence, Rémy, Jules et Victor Rochereau pour le pique-nique aux sources de la Dhuy dans l’attente des randonneurs !

Quelques mots pour rappeler cette histoire d’eau que je vous ai racontée. L’eau de la Dhuy provient des lacs du Doménon, une partie alimentant la cascade de l’Oursière, une autre partie  s’infiltrant dans les clapiers et « ressortant » après une filtration naturelle aux « sources de la Dhuy ». Cette eau canalisée (environ 35 kms de tuyauterie acier/fonte/béton) descend jusque dans la vallée, franchit l’Isère au pont de Domène et remonte par simple gravité dans des réservoirs (3 et 6.000m3) situés sur les flancs du Saint Eynard pour ensuite alimenter les réservoirs communaux de Biviers, Montbonnot, Saint Ismier, Bernin et saint Nazaire les Eymes . Sur le trajet une microcentrale de 160 kW permet de récupérer par turbinage l’énergie associée au différentiel d’altitude entre la source (1300 m) et les réservoirs (900 m). Le débit de 7000m3 journalier permet d’alimenter les habitants  (35000) des communes mentionnées. La qualité de l’eau est excellente du fait de son origine « granitique » même si l’absence de minéraux lui confère une légère agressivité de corrosion des métaux.

Michel

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