J’avais découvert ce topo dans un numéro de « Montagne et Alpinisme), et je n’ai pas été déçue, car il a tenu toutes ses promesses. « … Les vallons d’ETACHE et d’AMBIN avec des cols d’altitudes proches ou supérieures à 3000 m, des glaciers, des pentes raides qui les défendent, sont bien moins commodes que la route ancestrale du Mont Cenis. Leurs vallons apparaissent comme fermés, un peu mystérieux et assez peu engageants. Mais c’est bien connu, il faut se méfier des apparences et cette randonnée vous engage à percer le mystère en ouvrant la porte de ces vallons …(dixit le préambule du topo). Et c’est bien pour le caractère sauvage de cette partie de Maurienne que ce circuit m’a paru intéressant à découvrir.

La météo de cet été m’a beaucoup inquiétée ces derniers temps mais finalement le créneau choisi a été le bon, et les conditions ont été idéales pour randonner à cette altitude.

Jeudi : Départ du parking de la Chapelle de ST PIERRE D’EXTRAVACHE

(Première église chrétienne de Savoie) pour rejoindre en deux petites heures l’estive de Bramanette (2080 m), le lieu est accueillant, l’emplacement idéal pour contempler le massif de la Vanoise. Le repas du soir est à la hauteur (on se souviendra de la « soupe d’Amedé » le grand père, un énorme minestrone qui a bien calé nos estomacs). Au petit matin, l’eau était bien froide à la fontaine…

Vendredi : longue étape (17 kms et 1350 m de dénivelé), départ vers 7 h 30, montée au Col de BRAMANETTE (on a déjà grimpé 800 m) de l’autre côté on bascule sur le long vallon d’Etache, avec ses lacs, ses pâturages, ses vallonnements. Pique nique au niveau du Plan des Eaux. On contourne le grand Bec d’Etache, la Rognosa et on se dirige vers le Pas de la Coche pour basculer sur le versant AMBIN. A nos pieds le Lac Noir et au loin le lac d’Ambin que nous découvrirons demain. Longue et dure descente pour rejoindre le sentier qui mène au refuge où nous arrivons vers 17 H. Jean Pierre nous quitte un peu avant et regagne la vallée.

Le groupe de jeunes que nous avions rencontré la veille et qui devait également faire la même traversée est enfin arrivé au refuge. La nuit tombait. Ils ont eu des problèmes avec une participante prise de vertiges sur les sentiers de descentes. On se retrouvera ensemble les trois soirs …Nuit plutôt agitée, dormir en refuge est un exploit !

Samedi : brouillard quand on se lève. On n’est pas inquiet, on a le temps, aujourd’hui on monte au LAC D’AMBIN réputé pour sa couleur bleue ! Deux heures de montée, et le miracle : le brouillard se dissipe, et le lac de forme circulaire est une pure merveille. L’eau est si tentante que Nicole et Michel se préparent aussitôt pour le bain, mais finalement sont obligés de renoncer, tellement elle est froide …. Pique nique et détente au bord du lac, des ramasseurs de génépi traînent dans les parages. Puis c’est la longue descente jusqu’au refuge du Suffet, non sans avoir fait au préalable une pause café sur la terrasse fleurie du refuge d’Ambin.

Le refuge du Suffet est une halte agréable, avec douches très appréciées au bout de trois jours !

Dimanche : Toujours de la fraicheur, et pour grimper c’est le temps idéal. Un bon sentier nous amène au Col du Petit Mont Cenis, (les portables passent !!!!!), direction le Mont Froid, une erreur d’itinéraire nous fait passer au dessus du Col de Bellecombe, ce qui nous permet de marcher sur un tapis d’édelweiss. Descente dans la combe des Archettes où un chalet de berger nous offre la pause pique nique sieste … On franchit le ruisseau d’Ambin à la passerelle de la Villette, et dernière petite remontée pour rejoindre l’église de ST PIERRE. 1000 m de montée, 1000 m de descente. Arrêt fraicheur à MODANE pour le pot de la séparation offert par notre amie Danièle ravie de faire partie du petit groupe de l’ALPES CLUB.

En résumé, quatre jours de découverte de cette partie sauvage de MAURIENNE, peu fréquentée excepté le vallon d’Ambin, beau temps, bons refuges, et merci aux accompagnateurs, etc. etc …

Participants : Pierre et Denise, Daniel et Françoise, Michel, Nicole, Danièle, Jean Pierre et

Nane (on a bien regretté Martine)

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